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Et. Balzac > Histoire Balzac > 68-88
Bien d'autres aspects pourraient être ajoutés, pour ces quatre années de «reprise en main», citons juste pour terminer que c'est durant cette période que l'organisation de l'établissement telle qu'elle est aujourd'hui à été créée : les plus jeunes élèves ont été placés dans la partie ouest en courbe, le collège actuel ; le lycée et les classes préparatoires dans l'aile Est.
Monsieur Bouchara dans la cour du lycée à l'Est
C'est à cette même période que les bâtiments préfabriqués qui furent touchés par l'incendie de 1969, sont enfin démolis ainsi que l'ancienne loge, une nouvelle étant construite à l’emplacement actuel.
La cour désormais du collège sans les Challoz
Petit à petit le lycée à repris son souffle après la tourmente, mais il est resté un lycée très politisé où les discussions sont parfois houleuses, et les grèves et manifestations suivies. Et surtout, il reste ouvert à toutes les incursions d'agitateurs venus de l'extérieur ce qui continue de le fragiliser.
En dépit de tous ces aléas, la création est omniprésente à Balzac : théâtre, musique, arts plastiques, tout est bon pour l'épanouissement. Les professeurs et les élèves créent, jouent, exposent leurs réalisations. Le peintre Vasarely va même rencontrer certains d'entre eux dans son atelier.... Madame Denis-Kervadec qui a pris le relais de Monsieur Bocquet anime le groupe théatral dès 1971. Et, Maxime le Forestier, artiste en vogue est invité à donner un concert à Honoré de Balzac.
L'atelier de Vasarely
Témoignage d'un élève sur l'activité théâtrale
Maxime Le Forestier en 1974 donne un concert suivi d'un repas lors du premier échange scolaire franco-américain à Balzac
Les effectifs de l'année scolaire 1973 -1974 apparaissent légèrement supérieurs à la barre des 2000 élèves, un mille de moins qu'avant 1968. Il faut sans doute mettre cette baisse en rapport avec la poursuite de la fonte de la population résidente des quartiers alentours (-5000 hab. pour les Batignolles ; -8000 hab. pour les Epinettes de 68 à 75), mais aussi aux traces laissées dans les mémoires des "années chaudes" qui ont terni l'image du lycée chez certaines catégories de population. Proportionnellement à cette baisse des effectifs, le nombre des divisions à peu diminué, de 90 en moyenne juste avant l'année 1968, le nombre moyen est légèrement supérieur à 80 en juin 1974. Cette baisse modérée eu égard à la baisse de l'effectif global de l'établissement, s'explique sans doute par les circulaires ministérielles, qui dès l'explosion de «1968», limitent le nombre d'élèves, où proposent des dédoublements pour les classes très chargées, au niveaux des sixièmes et des secondes. Aussi, le nombre d'enseignants reste t-il en rapport. Par contre, pour le personnel de surveillance, la baisse des postes a bel et bien commencé. Ainsi dans un Conseil d'Administration d'avril 1971, on annonce une diminution de ces postes supérieure à 60%. Pour un établissement ouvert du type du lycée Honoré de Balzac, c'est un véritable drame.
A la fin de l'année scolaire 1973-1974 Mr Bouchara est nommé à de plus hautes fonctions. Il laissera chez tout ceux qui l'ont apprécié un souvenir très fort.