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Effervescence 7

Et. Balzac > Histoire Balzac > 68-88




Bien d'autres aspects pourraient être ajoutés, pour ces quatre années de «reprise en main», citons juste pour terminer que c'est durant cette période que l'organisation de l'établissement telle qu'elle est aujourd'hui à été créée : les plus jeunes élèves ont été placés dans la partie ouest en courbe, le collège actuel ; le lycée et les classes préparatoires dans l'aile Est.


Monsieur Bouchara dans la cour du lycée à l'Est




C'est à cette même période que les bâtiments préfabriqués qui furent touchés par l'incendie de 1969, sont enfin démolis ainsi que l'ancienne loge, une nouvelle étant construite à l’emplacement actuel.




La cour désormais du collège sans les Challoz


Petit à petit le lycée à repris son souffle après la tourmente, mais il est resté un lycée très politisé où les discussions sont parfois houleuses, et les grèves et manifestations suivies. Et surtout, il reste ouvert à toutes les incursions d'agitateurs venus de l'extérieur ce qui continue de le fragiliser.

En dépit de tous ces aléas, la création est omniprésente à Balzac : théâtre, musique, arts plastiques, tout est bon pour l'épanouissement. Les professeurs et les élèves créent, jouent, exposent leurs réalisations. Le peintre Vasarely va même rencontrer certains d'entre eux dans son atelier.... Madame Denis-Kervadec qui a pris le relais de Monsieur Bocquet anime le groupe théatral dès 1971. Et, Maxime le Forestier, artiste en vogue est invité à donner un concert à Honoré de Balzac.

L'atelier de Vasarely

Témoignage d'un élève sur l'activité théâtrale

Souvenirs du groupe théâtral du lycée Honoré de Balzac de Pierre Claude (Extraits)


L'histoire du groupe théâtral du lycée Honoré de Balzac ne commence certes pas avec mon entrée dans l'établissement (1971). Le GTB avait connu des heures de gloire bien avant, mais je puis évoquer les quelques années au cours desquelles j'en ai été membre. Quand je suis entré au lycée, le Groupe Théâtre (GTB) était co-animé par Marie-Thérèse Adolphe, dit Mari-thé et un prof de lettres, Madame Denis-Kervadec qu'on appelait Madame Denis (c'était avant la pub Vedette). Le premier spectacle auquel j'ai assisté devait être "les Doux Dingues"(...) La pièce était interprétée par des élèves de quatrième (des grands) dont Arianne Chaudier, Maxime Bitter, Catherine Griffoni, Bruna Basini et d'autres dont je l'avoue, j'ai oublié le nom. En les voyant jouer, j'ai immédiatement compris qu'une partie de ma scolarité se ferait en leur compagnie. J'ai tout de suite aussi réalisé l'étendue considérable du travail qu'il allait me falloir fournir pour devenir leur ami. Ils étaient très forts!
Ce fut en milieu d'année suivante (72-73) qu'en remplacement de Marithé est arrivé dans nos murs Alain Illel qui sera mon animateur théâtral pendant toute ma scolarité (...) "Les dix petits nègres", ma première participation au GTB, présentait l'intérêt d'offrir de nombreux rôles. On en connait l'histoire et son peu d'intérêt. Cependant ce texte était le support idéal à notre coup d'essai sur l'imposante scène de la salle des fêtes. Evidemment, nous n'avions guère de moyens pour monter la pièce, acheter les éléments de décors et les costumes (sur ce plan, le contemporain aide beaucoup). Les faibles recettes du GTB suffirent à peine à l'achat de câbles électriques, d'ampoules et d'un papier peint dont nous couvrîmes les découvertes de la scène.
Il faut imaginer ce papier peint : grosses arabesques rouges et dorées, très laid. Nous, nous le trouvions beau, voire chic, parfait pour représenter un intérieur bourgeois (...)
NB : cette année-là furent données également " les précieuses ridicules".
L'année suivante, 73-74, donna naissance à deux spectacles: le Malade imaginaire et Festival Bas Rock. Le Malade marqua la fin de l'indépendance du groupe des ainés. Festival Bas Rock, le début de l'union des grands et des petits. Un évènement pour moi qui allait jouer avec ceux et surtout celles que j'admirais tant depuis les "Doux Dingues".
Je me souviens d'une querelle qui avait opposé Illel et les interprètes à certains profs. Ces derniers n'avaient en effet pas admis qu'on ait inventé une liaison entre le fils Diafoirus et Mme Argan. Illel et les acteurs avaient trahi Molière. Rétrospectivement, je trouve cela extraordinaire, cette guerre entre élèves et profs à propos du respect dû ou non à un auteur. Finalement, profs et élèves partageaient la même passion.
Festival Bas Rock était un spectacle de montage. Alternaient poèmes mis en scènes et morceaux de musique interprétés par un des multiples groupes du bahut (rock évidemment. Pour les connaisseurs, la mode était à Neil Young, Hendrix et Pink Floyd). Au programme des textes, les auteurs à la mode du temps (Prévert, Vian) et l'éternel Baudelaire.
Comme je l'ai dit, ce spectacle fut le premier où jouèrent ensemble petits et grands du GTB. Nous étions soit en troisième (comme moi) soit en seconde, comme ceux du Malade. Sincèrement, je pense que l'ensemble n'était pas extraordinaire. A dire vrai, je crois que seule la musique avait attiré les spectateurs, la poésie n'est pas payante ...



Maxime Le Forestier en 1974 donne un concert suivi d'un repas lors du premier échange scolaire franco-américain à Balzac



Les effectifs de l'année scolaire 1973 -1974 apparaissent légèrement supérieurs à la barre des 2000 élèves, un mille de moins qu'avant 1968. Il faut sans doute mettre cette baisse en rapport avec la poursuite de la fonte de la population résidente des quartiers alentours (-5000 hab. pour les Batignolles ; -8000 hab. pour les Epinettes de 68 à 75), mais aussi aux traces laissées dans les mémoires des "années chaudes" qui ont terni l'image du lycée chez certaines catégories de population. Proportionnellement à cette baisse des effectifs, le nombre des divisions à peu diminué, de 90 en moyenne juste avant l'année 1968, le nombre moyen est légèrement supérieur à 80 en juin 1974. Cette baisse modérée eu égard à la baisse de l'effectif global de l'établissement, s'explique sans doute par les circulaires ministérielles, qui dès l'explosion de «1968», limitent le nombre d'élèves, où proposent des dédoublements pour les classes très chargées, au niveaux des sixièmes et des secondes. Aussi, le nombre d'enseignants reste t-il en rapport. Par contre, pour le personnel de surveillance, la baisse des postes a bel et bien commencé. Ainsi dans un Conseil d'Administration d'avril 1971, on annonce une diminution de ces postes supérieure à 60%. Pour un établissement ouvert du type du lycée Honoré de Balzac, c'est un véritable drame.


A la fin de l'année scolaire 1973-1974 Mr Bouchara est nommé à de plus hautes fonctions. Il laissera chez tout ceux qui l'ont apprécié un souvenir très fort.


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